Nous passons parfois une grande partie de notre vie à porter les chaînes du ressentiment.
C’est difficile d’avancer quand vous portez tout ce poids en vous, n’est-ce pas ?

Le ressentiment et la rancune sont des poisons intérieurs et nous pouvons littéralement nous empoisonner avec nos propres pensées. Etes-vous concernés ?


Avez-vous conscience que ces pensées que nous entretenons n’ont aucun effet sur la personne à qui nous en voulons ?


Elles ne la dérangent pas du tout. Par contre, nous, elles nous empêchent d’évoluer, et d’être la personne que nous voudrions être, et de vivre tel que nous voudrions vivre.

Et vous ?

Croyez-vous, comme je le croyais, que pardonner est une marque de faiblesse, se pratique par convictions religieuses, équivaut à nier les blessures, revient à excuser l’inacceptable ?

De quelle énergie se nourrissent les ressentiments, les pensées de rancune ?

Parfois nous en voulons à une personne en particulier, mais parfois ce que nous ressentons va au-delà des individus et nous avons des difficultés à pardonner aux choses qui nous entourent. Nous en voulons aux circonstances, à la société, au monde et à l’univers tout entier. Et souvent, nous en voulons à nous-même.

Un jour, j’ai appris le processus du pardon…

Jusque là, j’avais l’illusion qu’il suffisait de dire « je te pardonne » pour lâcher prise complètement. Mais ça ne suffisait pas.

Ne pas pardonner nous maintient dans des chaînes dans lesquelles nous pouvons nous trouver profondément enserrés, enfermés. Une véritable prison.
Pardonner ne suffisait pas à me libérer…

J’ai découvert que le pardon est un processus…

Puis petit à petit, j’ai appris à pardonner et à libérer. J’ai appris à lâcher ces ancrages qui me retenaient.
Il me suffit de visualiser la personne à qui j’en veux et de dire « je te pardonne et je te libère ». Je me sens vraiment mieux après. La personne continue de vivre sa vie certes, mais dorénavant je suis également libre de vivre la mienne. Je me suis libérée.

Et bien, c’est pareil finalement avec les situations, les circonstances, les choses qui se passent dans le monde.
Selon mon expérience, lorsque je pardonne, j’abandonne les résistances, et je permets à une autre énergie de circuler.

Le pardon est une étape vers le lâcher-prise et une qualité d’âme que chacun possède…

Se pardonner à soi-même …

Et vous savez quoi ?

Le plus bénéfique, c’est quand j’ai commencé à me pardonner moi-même. Oui j’ai appris à me pardonner ! C’est vrai que j’ai encore parfois besoin de m’en souvenir… mais le pardon s’inscrit chaque jour davantage dans mon quotidien.

J’ai appris que je pouvais m’aimer et me pardonner de ne pas être parfaite … Ça peut paraître étrange, n’est-ce pas ? Quel drôle d’idée de vouloir être parfaite.

Ce processus a vraiment transformé ma vie…

J’avais 25 ans et une phrase a été un des déclencheurs de mon évolution. Je vais la partager avec vous :

« A force d’attendre des autres ce qu’on voudrait qu’ils soient,
on finit par passer à côté de ce qu’ils sont… »

Au départ, je n’y ai perçu que le versant du regard que je portais sur les autres.
J’avais devant moi, imprimés dans ces quelques mots, la manière dont je nourrissais des attentes sur les autres. J’y ai vu la pratique si répandue de ranger les personnes dans des cases, des rôles, des fonctions, des devoirs … parfois même. Des places trop petites pour l’immensité des richesses qu’elles ont à partager.

Et en même temps que je définissais les autres dans ce qu’ils semblaient être, au travers de mes propres filtres et conditionnements (éducation, société, environnement…), une partie de moi s’enthousiasmait de découvrir « la personne derrière la personne ».
La personne telle qu’elle EST derrière la personne telle que je la percevais, telle qu’elle se définissait aussi bien sûr, telle la place qu’elle prenait ou celle que je lui laissais…